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Yvon BASTIDE


L’École, donc, en premier :

Parcours un peu spécial : étant arrivé en première avec deux ans d’avance, je n’ai pu bénéficier d’une « dispense d’âge » pour me présenter au Bac en juin. Mon père, directeur d’école, étant intervenu au Rectorat pour faire appel, j’ai eu le droit de me présenter… à la session de septembre, en principe parce que j’étais censé « avoir mûri » ! Beauté immuable de l’administration…

Hypo -Taupe, 3/2 et 5/2 à Montpellier dans une Taupe sym4athique mais pas très … Taupe. Seul résultat en 5/2, une admissibilité à Centrale, qui m’a permis – sur le conseil d’un copain - de présenter ma candidature au Lycée Saint-Louis dans une prépa à Piston, où il n’y avait plus de place. Lequel établissement m’a proposé une place dans une « vraie » Taupe. D’où, en 7/2, admissible à l’X et A, un peu trop loin dans le classement. Et une année de 9/2 – il paraît qu’il n’y en a pas eu beaucoup depuis Napoléon – couronnée par l’intégration en 76ème position.

Je suis donc arrivé à l’X avec une extraordinaire envie de faire... autre chose que des études, et, surtout, autre chose que des maths. La randonnée nocturne organisée à Saint-Louis, à titre de représailles, par notre cocon Frey (de Guebwiller), m’a permis, simultanément, d’étrenner mon G.U. pour faire la connaissance du Géné (qui m’a expliqué qu’il pouvait demander mon renvoi…), de me retrouver au micral au lieu d’aller aux cours, et de me faire un peu connaître de la promo. De là à me présenter à la Kès, il n’y avait qu’un pas. Fraîchement sorti de prison, j’ai donc été dispensé de cours pour préparer la Campagne de Kès – excellent souvenir d’excellents contacts avec un certain nombre d’excellents artistes – dispense qui s’est confirmée après mon élection début janvier. Ce qui peut expliquer que je n’ai guère de souvenirs de type « scolaires » ; au contraire. Une anecdote peut être considérée comme significative : j’ai fait la connaissance de notre célèbre prof de physique lors d’un cocktail chez le Géné ; il m’a foncé dessus pour me demander ce que je pensais du cours de quelqu’un qui le remplaçait : j’ai découvert à cette occasion, dans une intuition instantanée, que, si je n’allais pas à son cours, il n’y allait pas non plus … et je l’ai orienté vers nos majors mieux à même que moi de lui répondre.

Un autre épisode, au hasard : la rencontre avec Sacha Guitry pour lui demander les costumes du film Napoléon… Vexé d’avoir été interdit d’entrée à l’École quelques années auparavant, il avait mis pour condition de recevoir une lettre d’excuses du Général… Je me rappelle avec émotion mes explications au Géné, et notre complicité dans la rédaction de la lettre, qui ne contenait aucune excuse mais a suffi au Maître. Nous avons eu les costumes (et nous en avons payé la location).

Comme on peut en juger, ces souvenirs ne font pas très sérieux, et ces activités « diverses » expliquent un classement de sortie nettement plus éloigné que celui d’entrée. Il m’est arrivé de regretter de ne pas m’être plus intéressé à cette formation que nous étions censés recevoir – à l’exception de quelques cours d’histoire ou d’architecture qui présentaient l’avantage de se trouver en soirée. Il me semble toutefois que, en ce qui me concerne, mes acquis en méthodes de travail se sont construits en Taupe, et, en particulier, à Saint-Louis chez « le Mar ».

Ce petit passage sur ce séjour de deux ans serait incomplet si je n’évoquais mes relations … privilégiées avec deux cocons : Bernard Dufour d’abord, mon co-caissier élu sur une autre liste, avec qui la cohabitation s’est avérée plus facile que je ne le croyais au départ, et Jean Poggi, qui, après avoir animé ma campagne de Kès, a été chargé du Point Gamma et s’est illustré dans quelques « brans » spectaculaires nécessitant ensuite toute la finesse de négociation des Caissiers. J’ai apprécié également l’efficacité des initiatives « annexes » de la Kès et leurs dévoués responsables : la bienfai avec Bernard Maupu, le ciné-club avec Vecchiali et Thireau, la bibliothèque avec Lesigne, les discothèques, la chorale, et, quoique avec, de temps en temps, quelques bémols, les efforts de la Khomiss pour nous distraire, sous la houlette de Catillon.

Il est amusant de constater que tous ceux-ci consacraient beaucoup de temps à faire autre chose que des études, ce qui, apparemment n’empêchait pas les autres de travailller. Je crois que nous avons bénéficié d’un contexte qui, justement, permettait de sortir progressivement de la condition de Taupin. Peut-être nos successeurs ont-ils perdu quelque chose en bénéficiant d’un meilleur confort et d’une plus rapide accession à la liberté…


Famille et profession, ensuite :

Il ne s’agit pas d’un classement de priorité, mais du simple constat de l’enchaînement dans le temps : « service militaire », mariage, débuts professionnels, premiers enfants. Autrement dit, accession à la vie d’adulte dont l’École nous avait soigneusement protégés.

Du service militaire, pas grand-chose à dire, sinon qu’il n’était pas très convaincant. Notre ineffable commandant D. avait essayé de me convaincre de choisir l’armée avec un argument percutant : « dans ma promotion, ils sont tous colonels ! ». À l’École d’Application des Transmissions à Montargis, le détachement X a montré qu’il n’avait que de très lointains rapports avec la discipline, ce qui nous a valu quelques marches forcées en forêt. Quelques mois à Bicêtre, avec un titre ronflant qui prenait une grande partie de la page de toute lettre : « le Sous-Lieutenant Bastide, commandant provisoirement par intérim la 9° Compagnie d’Instruction des Transmissions, en charge de la liquidation du Détachement Transmissions du Quartier - Général Mobile du Chef d’État-Major de l’Armée »… En un temps où le traitement de texte n’existait pas, ça occupait… Deux anecdotes au passage : je suis convoqué un matin au bureau du Commandant de Bataillon qui me demande : « Lieutenant Bastide, aimez-vous les petits pois ? » - réponse « : « plus ou moins, mais puis-je savoir … » - « nous avons besoin d’un officier pour commander le détachement de pigeons voyageurs de Montoire». Lui ayant fait remarquer que je n’étais pas « d’active », je ne suis pas allé faire le pigeon… Un autre jour, en réunion de bataillon, on nous donne l’ordre de faire peindre nos camions en jaune sable avec un « H » sur la porte. Curieux, je demande ce que signifie cette lettre. Réponse : « c’est l’opération Amilcar » (préparation du débarquement en Égypte). J’ai fait remarquer que, si Hannibal commençait effectivement par H, ce n’était pas le cas pour Amilcar et que c’était un mauvais présage de commencer une guerre par une faute d’orthographe. Ce qui a contribué à consolider ma réputation d’antimili convaincu…

Je n’oublie pas toutefois que, dans le même temps, certains de nos camarades étaient blessés ou tués, en Algérie ou ailleurs.

Du mariage et des premiers enfants, il y aurait plus à commenter, mais ce n’est pas obligatoirement le lieu. Comme pour les débuts professionnels, c’est, effectivement, le démarrage d’une vie d’adulte, c’est-à-dire de responsabilité. Jean-Paul Sartre a dit quelque part que « chacun est toujours responsable de ce que les autres ont fait de lui » et cela me semble exact, à partir du moment où nous sommes en relations réelles avec « les autres » (ce qui n’était le cas, ni en Taupe, ni à l’École – et ne l’a pas été, pour moi, dans la mili).

La famille de Catherine avait connu des années plus que difficiles. Son père et son frère aîné étaient passés en Espagne et sont revenus en France avec la 2° D.B., sa s½ur aînée jouait l’assistante sociale dans un maquis du côté de Vabre et Lautrec, sa mère et les petits derniers se cachaient sous un faux nom dans la région cévenole. C’est dire que ma femme avait une autre expérience que moi, nettement plus adulte. Nous avons choisi d’avoir des enfants assez rapidement et tous ces débuts simultanés n’ont pas été simples…

Aujourd’hui, nous avons trois enfants, sept petits-enfants. Nous avons acquis depuis fin 68, un « repaire » en Cévennes, dans ce pays camisard qui garde les traces du combat d’un souverain absolu contre une partie de son peuple attachée à ses croyances.

Il est normal que ces traces soient encore présentes, et elles se sont affirmées à nouveau lorsque ce pays est redevenu terre de refuge – de résistants antifascistes allemands ou espagnols, de maquis et de familles juives - pendant le dernier conflit mondial, contre la veulerie des gouvernants de l’époque. En achetant la propriété, nous avons acheté le cimetière familial et nous avons remis en état les tombes du 18° qui témoignaient du « racisme » de l’époque puisque les Protestants n’avaient pas droit à être enterrés en terre dite « chrétienne »… Excellente leçon d’histoire « réelle » pour les petits-enfants. Vous êtes tous conviés à venir visiter le coin…

¼uvre majeure et réaliste

d’Emmanuel Bastide (5 ans)

dessinée en Cévennes.

Au plan professionnel, la recherche des « pantoufles » pour les démissionnaires m’avait orienté, personnellement, vers le métier de conseil, car je ne me sentais pas plus capable de me spécialiser que de mener des études supplémentaires. Excellente école de terrain, qui permet de rencontrer toutes sortes de situation, toutes sortes d’entreprises, toutes sortes d’hommes. Sauf un passage de cinq années dans une entreprise un peu industrielle du secteur textile, je me suis trouvé à l’aise dans ce métier : mettre à la disposition des autres un potentiel de réflexion objectif, c’est-à-dire non perturbé par le contexte même de l’entreprise, m’a toujours semblé positif. J’ai même terminé ma carrière en franchissant une étape supplémentaire et en proposant de transférer la « méthodologie » elle-même, vers des utilisateurs qui, sous leur propre responsabilité, en vivaient l’apprentissage, l’application et l’appropriation : nos meilleurs relais commerciaux ont toujours été nos clients, surtout lorsqu’ils changeaient d’entreprise ! Un salut amical à Pierre Madon qui, sans intervenir en influence, a permis l’expérimentation et l’implantation à l’Aérospatiale Division Systèmes de mon programme ADEQUA, Aide à la décision de qualité, qui y existe toujours comme dans le reste du secteur spatial. Tous les secteurs d’activité avec lesquels j’ai pu être en contact – et ils sont nombreux : textile, automobile, verre, papier, informatique, constructions mécaniques, pneumatique, aérospatial, chimie… pour n’en citer que quelques-uns et en montrer la variété – avaient en commun, à la fois, une forte motivation pour le boulot … et la ferme affirmation que « chez nous, ce n’est pas pareil qu’ailleurs » - alors que notre rôle était, justement, de proposer un transfert de réflexion et de compétence acceptable par tous et partout. J’ai donc rencontré un certain nombre de cadres qui campaient sur une autorité acquise sur le terrain, bien sûr, mais aussi sur une énorme trouille qu’elle soit contestée si, par hasard, quelque chose venait à changer. C’est peut-être ce qui peut expliquer que certaines entreprises françaises aient mis aussi longtemps à accepter une mutation … et soient allées, ensuite, en chercher les méthodes chez les anglo-saxons ou les japonais alors que ces évolutions étaient tout à fait acceptables pour notre culture…

Un petit salut au passage à deux de mes interlocuteurs qui méritent un arrêt sur image : dans le secteur textile, la personnalité de Horst Dassler, avec (ou, plus exactement, pour) lequel j’ai lancé … le survêtement Adidas. Et, dans le spatial, Frédéric d’Allest, qui a compris que, même dans un secteur de haute technologie, une réflexion sur les méthodes pouvait être utile. Tous deux avaient une vision, une motivation fondamentale – et le besoin d’acquérir ou de se donner les moyens de cette ambition.

Une petite remarque pour terminer : le seul « patron » avec lequel je n’ai pas eu des difficultés (c’est un euphémisme) est le dernier, c’est-à-dire moi-même. Et encore !


Vie associative, aussi :

Dès 1945, j’ai fait la connaissance du scoutisme – laïque et intelligent - à ne pas confondre avec cette escroquerie illustrée par les exploits d’un illuminé organisant des noyades en guise de grand jeu sous prétexte de former la « virilité » de « ses » garçons … Lequel (vrai) scoutisme m’a permis de sortir de l’image du fils d’instit (qui, comme celui du curé, est considéré comme différent des autres) et du comportement du « fort en thème ».

Tout au long des années qui ont suivi, j’y ai fait beaucoup de découvertes, développé une certaine forme de créativité, appris une certaine forme de relations et d’animation – mais aussi rencontré mon épouse, mené avec elle une action durable dans le secteur des déficients auditifs, complété par des activités extra-professionnelles l’expérience acquise au quotidien. Je suis même arrivé à mettre dans le coup quelques cocons, et je garde un souvenir ému de notre ami Bouxin s’efforçant d’intéresser à Salagosse en Cévennes quelques jeunes du quartier Mouffetard à la voûte céleste, avec un certain succès d’ailleurs.

Paradoxalement (?), l’idée que le loisir pouvait être éducatif – principal apport du général anglais – a été acceptée sans difficultés, et a fleuri sous diverses formes, dont certaines – voir plus haut – en trahissent l’esprit : confiance dans le jeune en devenir, accompagnement discret pour une progression individuelle et collective, ouverture aux autres… Il est dommage que notre civilisation « des loisirs » ait transformé l’éducatif en commercial et que des contraintes administratives absurdes soient venues rendre impossible ce qui était essentiel, la découverte, le jeu, la prise de risque, la confiance. Aujourd’hui, les jeunes qui font la cuisine dans un camp doivent… porter un bonnet et des gants, les ½ufs et divers autres produits sympathiques y sont interdits, et il faut garder, pendant 3 jours, 150 grammes de tout ce qui a été consommé ! Je ne sais pas s’il y a beaucoup d’X parmi les rédacteurs de ces textes, mais on peut très clairement conclure qu’il y a des cons partout. C’était ma minute de vérité.

Raison de plus, justement, pour continuer de penser que cette proposition, qui va avoir un siècle, est peut-être encore d’actualité, même si sa mise en ½uvre est de plus en plus difficile. Je me suis, très vite, intéressé au scoutisme dit « d’Extension » - extension des méthodes de base aux handicapés. Après une première expérience avec des jeunes en hôpital psychiatrique en Lozère (j’y ai effectivement fait quelques séjours, mais, contrairement à ce que certains pensent, ça n’a jamais été à titre de pensionnaire), je me suis occupé de garçons en rééducation des séquelles de poliomyélite à Garches (mon activité pendant mon séjour à l’École) et j’ai finalement rejoint mon épouse dans le secteur des sourds-muets, aujourd’hui dénommés plus joliment ( ?) déficients auditifs. Nous avons acheté en 1963, et aménagé progressivement, une ferme abandonnée dans la Creuse pour en faire un centre de vacances pour jeunes sourds en coéducation avec des entendants, et il fonctionne toujours, d’ailleurs avec l’aide financière de quelques camarades … même si les textes administratifs dont j’ai dit plus haut tout le bien que je pense semblent vouloir le transformer en une sorte de collège de banlieue.

J’ ai été également amené à prendre diverses responsabilités associatives dans le secteur, en particulier pour l’adaptation des campagnes électorales à la télévision et la création du « Journal des Sourds ». Ce qui m’a également permis de rencontrer des problèmes relativement peu connus du « grand » public, aussi bien chez les sourds adultes que chez les parents d’enfants handicapés. Si la prise de conscience générale évolue positivement dans ce domaine, je ne suis pas mécontent d‘y être un peu pour quelque chose…

À la retraite depuis quelques années, j’ai gardé quelques activités associatives. J’ai déjà publié deux « plaquettes » retraçant l’histoire du Scoutisme « laïque » à travers quelques personnalités, et j’ai un nouvel ouvrage sur le feu, à paraître en fin d’année. Décidément, ça devient une spécialité … On ne se refait pas !


Et, pour conclure, un peu de philo… accord parental indispensable !

Un demi-siècle, c’est une durée qui peut être considérée comme suffisante pour se construire une « philosophie » de la vie, tout en sachant bien que l’expérience n’est pas transmissible et que chacun se construira la sienne. Comme indiqué plus haut, vies familiale, professionnelle et associative m’ont permis de dégager quelques grandes lignes, peut-être très personnelles, dont je ne suis pas sûr qu’elles passionnent tout le monde mais qui risquent de choquer. Je mets donc, dès le début de cette rubrique, un avertissement à destination du lecteur délicat.

Il me semble que ce demi-siècle que nous avons vécu a été celui des changements accélérés, émaillés de quelques passages où l’on a pu constater que « le roi est nu », c’est-à-dire remettre en cause des prétendues vérités, affirmées pendant des millénaires. Un seul exemple simple, qui m’a toujours frappé : il a suffi que quelqu’un constate que le casque colonial était totalement inutile pour que tous l’abandonnent…

J’aurais aimé qu’il en fut de même, par exemple, pour rappeler que tout Dieu n’est qu’une hypothèse et qu’il n’est pas absolument nécessaire de se trucider mutuellement, encore aujourd’hui, pour essayer de se persuader – de persuader l’autre, ou de se persuader soi-même ? - du contraire. En ce qui me concerne, ma réflexion m’a conduit à sortir de la religion qui avait été choisie pour moi et à devenir, très officiellement, un « apostat ».

Le temps que nous avons connu était celui où certaines « valeurs » s’écrivaient avec des majuscules. Il me semble qu’elles ont pris un sacré coup dans l’aile quand on constate que le Président qui est censé nous représenter tous a, assez évidemment et tout aussi largement, puisé dans les fonds publics pour son confort personnel et celui de ses amis – et la construction progressive de son pouvoir -, tout en demandant au système de le protéger contre toute investigation à ce sujet... Je ne vois plus où mettre la majuscule, si ce n’est au mot « Cynisme » : impunité zéro, sauf pour moi !

Et je ne vois pas, non plus, comment transmettre, dans ces conditions, quelques-unes de ces valeurs auxquelles j’ai eu la faiblesse de croire. Mais je conseille à tous, pour garder quelque chose qui ressemblât à une capacité de jugement, la lecture des rubriques de Philippe Val et Cavanna dans « Charlie Hebdo ».



(Emprunté à Charlie Hebdo et au Canard Enchaïné)

(Note de l'administrateur: Non, je n'ai pas censuré ces dessins! malheureusement comme quelques autres ils n'ont pas survécu au passage en html, et j'espère bien les réinsérer bientôt!)

J’ai été très intéressé par un ouvrage d’un autre naïf, notre ancien Albert Jacquard, « J’accuse l’économie triomphante ». J’en ai même publié une petite présentation dans « La Jaune et la Rouge » car il me semble poser de vrais problèmes - les vrais problèmes : la rentabilité et l’efficacité à court terme sacrifient l’avenir, dans un certain nombre de domaines. C’est vrai en économie, c’est également vrai en politique politicienne, celle que nous connaissons : survie des régions du Sud, écologie au sens large, accentuation des différences sociales dans les pays dits développés … Il me semble évident que, la situation du « Tiers Monde » est, en totalité ou presque, imputable à notre « Occident ». Et que nous refusons tout simplement de le voir.

Thèmes de réflexion sur des situations qui, si elles ne nous concernent plus personnellement, concerneront obligatoirement nos descendants, qui auront à subir les conséquences de la haine que nous bâtissons aujourd’hui.

Ce qui nous conduit à nous demander comment nous pouvons accompagner ces descendants dans la prise en compte de ces évolutions. Certainement pas en campant sur des positions qui ne sont plus d’actualité. (J’ai lu, par exemple, avec intérêt le petit livre intitulé « Titeuf et le zizi sexuel », excellent ouvrage, très utilisé, de pédagogie en éducation sexuelle, et je me suis demandé ce qu’en aurait pensé - ou compris ? - mon grand-père instituteur). Certainement pas, non plus, en surfant sur le comportement de « petit blanc » qui semble très en vogue actuellement et qui privilégie l’individu égoïste par rapport au citoyen solidaire. Peut-être faut-il savoir imiter le mouton noir du dessin ?



Excusez-moi …


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